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> Vouloir jouer aux échecs contre soi-même
est aussi paradoxal que vouloir marcher sur son ombre.

 

enfermer dans cette chambre forte
avec vue sur l'enfer
je me claque la tête contre les portes
personne qui m'entend derrière
je crie pour que quelqu'un m'en sorte
il n'y a rien à faire
qu'on me libère ou qu'on m'exporte
loin de cet univers
oh je supplie qu'on me déporte
là où je ne devrais plus me taire

 

les mains liées la tête contre l'oreiller
mes yeux regardent le plafond
sans pouvoir rêver
qu'on m'interne pour de bon
si j'arrive encore à parler
dans un language  presque second
si on appelle ça s'exprimer
je refais les calculs avance les pions
qui font de ma cellule l'echiquier
qui hante ma tête de toute solution

echec et mat
je suis encore tomber
camisole psychopate
de mes chassé croisé
echec et mat
le roi est mort enterrer
je suis le seul à me battre
qui veut jouer?

 

je suis en prise contre moi même oui
je dois me faire tomber
si je gagne je perds aussi
mais je peux toujours rejouer
nouveau Czentovic dans la partie
mon seul but est de gagner
gagner du temps passer l'ennui
pour qu'arrive la liberté
quitter ma jaule pour la vie
Pérpétuité  pour y arriver


L'esprit cloitré entre 4 murs
il commence à me manquer
mes echecs ma seule armure
entre cases noires et blanc cassé
simplicité ou folie pure
dans un silence désabusé
arreter la partie c'est bien trop dur
pour le retour dans la réalité
sortir de l'ombre sans brûlures
j'espère encore y arriver

Paroles /Michael Janvier 2011

*Extrait de la nouvel de Stefan Zweig "Le joueur d'échec"